Les XVIIe et XVIIIe siècles

Durant la Fronde (1649), les troupes royales assiégèrent la ville et en détruisirent une partie. L’église a dû, pendant cette période, souffrir de ce conflit.

Le 31 juillet 1688, on baptise les quatre cloches : Etiennette-Marguerite, Marguerite-Jeanne, Nicole-Geneviève, Charlotte-Nicole. Trois d’entre elles ne restèrent en place qu’un peu plus d’un siècle, les révolutionnaires ayant ordonné en 1792 leur descente, afin de les fondre en canons à l’arsenal de Paris pour un poids de 570 livres de métal. La dernière cloche fut peut-être épargnée pour servir de tocsin.

Aspect de l’église Saint-Etienne au d ébut du XVIIe siècle.
Le clocher ne portera sa toiture en flêche qu’à partir de 1780.

Ce n’est qu’en 1824 que l'église retrouva de nouvelles cloches grâce aux dons des habitants de la ville. Elles furent fondues à Brie, dans un jardin de la rue de la Grenouillère par MM. Limaux et Mahuet, fondeurs. La plus petite se nomme Louise-Marie (H= 0,87m D=1.05m), la moyenne, Ferdinande-Céline (H=1,08m D=1,20m) et la plus grosse Etiennette-Alexandrine-Charlotte (H=1,16m D=1,30m).

Pendant la Révolution, l'église fut vidée de son mobilier; on transporta les objets précieux à Melun, après en avoir fait un inventaire, le 23 messidor an II. L'édifice servit alors de « magasin à fourrage de la République » pour la ville renommée alors Brie-sur-Yerres. Les prêtres avaient interdiction d’y célébrer la messe.